Livre pour adultes, 
Se faire obéir sans (forcément) punir !, 
Dr Gilles-Marie Valet, 
Larousse, 15,90 euros

Présentation de ce livre : Punir : l’idée parfois peut faire frémir. Entre la gifle partie sous le coup de la colère, la punition réfléchie mais trop sévère, et l’absence de sanction… les parents d’aujourd’hui sont un peu perdus et n’arrivent pas toujours à donner la meilleure réponse aux bêtises plus ou moins graves de leur progéniture.
Or l’éducation n’est pas exempte de sanction. « Bien » punir est parfois nécessaire pour faire comprendre à l’enfant ses erreurs et lui faire intégrer des règles.

Mon avis : Pour cet article, je laisse le blog à mon mari du blog SemeUnActe.

L’éducation est-elle possible sans punition ? L’auteur Gilles Marie VALET se pose cette question et je dois bien avouer que je me suis longtemps poser la question mais d’un point de vue particulier.

J’ai été élevé par un père et une mère d’origine Algérienne dans un contexte Français.

Là où mes amis « blancs » (n’y voyaient pas de mal, c’est juste une manière comme une autre de catégoriser… parce que oui tout le monde catégorise) étaient punis pour avoir « fauter », nous nous prenions des raclées. Sur le moment, nous avions plus mal physiquement mais notre calvaire ne durait qu’une journée. En général, le lendemain tout était oublié.

Avions-nous appris quoi que ce soit ?

Très sincèrement, j’ai toujours eu l’impression que les deux manières ne menaient pas à grand-chose.

Mes amis qui se faisait « punir » par telle ou telle privation n’apprenait pas vraiment à arrêter le comportement déviant. Ils devenaient juste plus malin à le cacher. Quant à nous qui nous prenions des raclées, c’était globalement la même chose, nous n’apprenions pas plus pas moins. Nous développions peut-être une plus grande peur de nos parents, une peur teintée de rancune.

Alors comment se faire obéir si aucune des deux méthodes fonctionnent ?

L’auteur donne un grand nombre de méthodes mais je vais me concentrer en particulier sur deux choses :

  1. On ne punie pas de la même manière un jeune enfant qu’un ado.
  2. Les punitions doivent être définis à l’avance.

Si le fait de ne pas punir de la même manière un primaire qu’un lycéen est plutôt claire, son application n’est pas toujours évidente. C’est dans cette perspective que les punitions doivent être explicitées avant le comportement déviant et la colère parentale (justifiée ou non) qui va s’en suivre.

Au final, c’est un bon livre qui explicite certaines idées que l’on pense acquise alors qu’il n’en est parfois rien. Une chose cependant, ne vous perdez en paroles quand cela n’est pas approprié. Parfois, un enfant doit être puni. S’il ne comprend pas la raison, ne vous sentez pas coupable, vous n’êtes pas (forcément) un mauvais parent. Nous faisons tous notre possible pour que ça marche.

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