Histoire pour enfants dès 6 ans,
La grande fabrique de mots
Agnès de Lestrade, Valeria Docampo, 
Alice Jeunesse, 9,90 euros

Présentation de cette histoire pour enfants : Il existe un pays où les gens ne parlent presque pas. Dans cet étrange pays, il faut acheter les mots et les avaler pour pouvoir les prononcer. Quand on n’est pas riche, on se contente de mots soldés (philodendron, ventriloque), de mots jetés à la poubelle (crotte de bique) ou de mots trouvés.
Dans son filet à papillons, Philéas a attrapé « cerise », « poussière » et « chaise ». Sera-ce suffisant pour ouvrir son coeur à la jolie Cybelle ?

Mon avis : Aujourd’hui, je vous présente une magnifique histoire des éditions Alice Jeunesse. Un titre adorable pour aborder le thème de l’amour ! Cette histoire est d’Agnès de Lestrade, une auteure dont je vous ai déjà parlé sur le blog avec des titres comme Les baisers de Cornélius, ou encore Un drôle de papa !

On se retrouve ici dans un monde particulier, où parler est un luxe. En effet, ici, il faut acheter les mots si on veut les dire. Mais les mots ont un coût, les plus beaux, les plus utiles coûtent chers, et seuls les gens fortunés peuvent se les offrir. Dans ce monde, on retrouve Philéas, un petit garçon qui a attrapé trois mots : cerise, poussière, chaise. Il est bien décidé à les offrir à son amoureuse Cybelle. Alors qu’il va à sa rencontre, Oscar, un petit garçon très riche vient contredire ses plans et vient offrir une magnifique sérénade à Cybelle. Philéas est alors très triste, car ses mots sont loin d’être aussi beaux que ceux d’Oscar. 

J’ai adoré cette histoire pour enfants. Elle nous plonge dans un monde très particulier que l’on peut facilement s’imaginer. De ce fait, on se rend vite compte de la difficulté à pouvoir s’exprimer si les mots doivent s’acheter. On imagine alors toute communication impossible. Mais ici, Philéas et Cybelle vont nous prouver que les mots, ne sont que des mots, ils peuvent ne rien vouloir dire si l’attitude ne vas pas avec. Il n’y a pas que le langage des mots qui parlent, il y a les sourires, les attentions qui font toute la différence. 

Je trouve ce message vraiment très beau. Petits et grands ne pourront y rester insensibles. Personnellement, je la conseillerai dès 6 ans. Je trouve que c’est dans ces âges là que les enfants prennent conscience des mots et de leur richesse. Cette histoire prendra alors tout son sens à leurs yeux. N’hésitez pas également à la proposer aux plus grands de primaire. ce serait dommage de passer à côté d’une si belle histoire ! 

J’ai beaucoup aimé les illustrations de Valeria Docampo qui sont tout à fait en raccord avec cette histoire et son univers. il y a ainsi une atmosphère toute particulière qui s’en dégage. Nous avions déjà rencontré le travail de cette illustratrice avec le titre Casse-Noisette.

Un joli coup de coeur à ne pas manquer ! 

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