Bandes dessinées pour adultes, 
Eclats / Cicatrices, 
Erik De Graaf, 
Dupuis, Champaka Brussels, 25 euros

Présentation de ces bandes dessinées : Un an après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Esther et Victor, anciens amants, se retrouvent dans un cimetière. Ils ne se sont plus revus depuis l’invasion des Pays-Bas par les troupes hitlériennes. Tous deux sont marqués par les années de guerre qu’ils tentent, vaille que vaille, de se transmettre en mots. Leurs récits, chargés en émotion, portent sur les choix ? souvent impossibles ? qu’ils ont dû faire, les êtres chers qu’ils ont perdus et, surtout, la bataille qu’ils ont menée avec leur conscience. Des amis proches ont en effet opté pour la résistance, d’autres pour le Front de l’Est. Sans oublier qu’Esther est Juive. Éclats est la première partie de cette histoire sur la perte. Perte de l’innocence, des rêves, de la jeunesse et, bien sûr, de la liberté.

Mon avis : Aujourd’hui, je viens vous parler d’un joli récit en deux tomes sur un sujet bien difficile, celui de la guerre. Cette bande dessinée est proposée par les éditions Dupuis.

Cette bande dessinée nous plonge un an après la fin de la seconde guerre mondiale. Nous sommes en compagnie de Victor et Esther, anciens amants, qui ne se sont pas revus depuis l’invasion des Pays-Bas par les troupes hitlériennes. Ils se retrouvent alors dans un cimetière et livrent le récit de ces années difficiles de guerre. Comment ils l’ont vécue, ce qu’ils ont vécu durant ces années, … La guerre est souvent synonymes de choix douloureux, de la perte d’êtres chers, mais aussi la perte de leur innocence, de leur jeunesse, et bien évidemment de leur liberté. Si Victor était alors un jeune soldat, néerlandais, Esther elle était une jeune femme juive.

Ces bandes dessinées nous offrent un récit particulier, l’histoire de deux êtres que la guerre a séparé. Des vies qui ont volé en éclats mais qui ne demandent qu’à se reconstruire, qu’à cicatriser leurs blessures. Des récits difficiles que les protagonistes tentent de raconter, un peu comme ils peuvent, mais il n’est jamais facile de décrire le pire et l’horreur. Ces deux âmes tentent alors de reprendre leur vie et cette rencontre va les amener à livrer leurs récits à jamais gravés en eux.  

C’est une lecture très intéressante. Personnellement, j’aime beaucoup ce genre de récits. La seconde guerre mondiale n’est pas si loin derrière nous. Se dire que nos grands parents ont vécu ces moments douloureux en fait un récit d’autant plus poignant et touchant. De plus, l’auteur s’est inspiré ici de l’histoire de sa famille et des récits de son oncle et de son grand-père. On a d’ailleurs à la fin des ouvrages des documents réels avec des photos et lettres datant de cette période. C’est passionnant ! 

Cette bande dessinée plaira certainement aux personnes aimant l’Histoire et cette période en particulier. Toutefois, je suis un peu déçue. Ma lecture a été parfois difficile. Je me suis un peu perdue dans les dates, le récit oscillant entre « présent » et passé, et j’ai parfois eu du mal à reconnaitre les personnages. Je les ai trouvé assez, voir trop ressemblants par moment. De plus, le récit manque un peu de souffle, c’est assez lent, je trouve. J’ai eu du mal à m’accrocher. C’est dommage, car cela a un peu terni ma lecture, et du coup je n’ai pas été touché autant que j’aurai aimé.
Par contre, un mot sur les couvertures qui sont vraiment top ! J’ai adoré l’assemblage des deux couvertures, ne formant plus qu’un !

Un récit sympathique mais un peu brouillon à mon goût. 

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