Marianne Rubinstein – Les Arbres Ne Montent Pas Jusqu’Au Ciel

Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, Marianne Rubinstein,
Albin Michel, 2012, 17 euros,
Roman adulte
![]()
Résumé : Yaël tient son journal depuis le 3 septembre, jour où son mari l’a quittée pour une de ses amies, et jour depuis lequel elle doit « partager » son fils de 3 ans avec celui qui l’a trahie, abandonnée. Elle dépérit, s’autoflagelle. Yaël va pourtant finir par se reconstruire loin du monde avec ses auteurs préférés (Montaigne, Woolf, Proust…), reprendre ses cours à la fac, revoir ses amis, rencontrer des hommes, bref renaître à la vie.
Ce sont les morceaux disjoints d’une vie qui s’organisent dans ce journal d’une femme quittée, d’une mère inquiète, d’une intellectuelle. C’est aussi le récit de la quarantaine, fantasme, obsession ou réalité d’un âge qui signifie pour beaucoup la fin de la séduction et du
désir. L’auteur en explore tous les aspects avec intelligence, précision et attention. Le ton est juste, parfait, lumineux pour évoquer le quotidien, effrois et bonheurs mêlés.
Mon avis : Voilà le premier roman que j’ai lu dans le cadre de la rentrée littéraire 2012.
Cette histoire est celle de Yaël qui est quittée du jour au lendemain par son mari. Sans prévais, sans pratiquement aucune explication, il quitte le domicile conjugal. Les choses vont très vite et leur fils Simon, 3 ans, se retrouve balloté de semaine en semaine par la garde alternée.
Yaël doit alors ré-apprendre à vivre. Avant cela elle va passer par toutes les phases pour enfin atteindre celui de la réconciliation avec elle-même, avec la vie.
J’ai bien aimé ce texte qui parle d’un tournant dans une vie. Une vie qui au premier abord semble détruite par la perte d’un amour, mais j’ai beaucoup aimé le chemin parcouru de Yaël. D’abord au plus bas, elle va se relever petit à petit, jusqu’à finalement se révéler très forte.
Yaël s’interroge sur le cap de quarantaine vécue par les femmes. Elle demande à son entourage, et chacune de ces femmes vit ce tournant de façon différente selon sa vie actuelle, son passé, …
Finalement, Yaël va apprendre à vivre, se relever, et voir que finalement, elle peut vivre sans son amour perdu, elle peut même encore vivre l’amour, mais comme elle l’entend.
C’est un texte plein d’espoir car mine de rien la cap de la quarantaine inquiète toutes les femmes. La féminité et le désir seront-ils toujours là ? Et si passé cet âge, et en plus larguée, nous n’étions plus bonne à rien, ni même à être aimée ou désirée !
J’ai également aimé les personnages qui se greffent à Yaël, notamment son amie Clara, et aussi la petite Olga. Son personnage n’apporte pas grand chose à l’histoire en elle même, elle est le lien entre Yaël et sa mère, mais j’ai aimé la façon dont est née leur petite amitié toute particulière.
Le texte de Marianne Rubinstein est agréable à lire, même si par moment j’y ai ressenti certaines longueurs, notamment lorsqu’elle cite des auteurs. Je pense donc que cela pourra plaire à beaucoup de lectrices, mais pour ma part, j’aime bien, mais pas utiliser trop souvent.
En tout cas ça se lit très rapidement et c’est globalement très agréable.
Un livre de la rentrée littéraire agréable à lire, pas exceptionnel non plus, mais sympa !
1ere session : 







ça me tente assez, à première vue !
Dernier Article de L’Irrégulière…La véritable vie amoureuse de mes amies en ce moment précis
Bon, on oublie alors.
Je vois que tu veux tester ta résistance. 3 semaines et demi à attendre avant d’ouvrir ton beau bébé de plus de 2kg! Je l’ai bien réceptionné et je le couve d’un oeil.. gourmand. Et comme je suis maso, je l’ai mis sur mon bureau, où je le vois tout de temps.
Je l’ai lu pour Lire ou Mourir et j’ai beaucoup aimé aussi ! Je l’ai trouvé très agréable
Dernier Article de sybille…Romance contemporaine